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motifs et couleurs | ||
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motifs |
couleurs |
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les couleurs
Par chance, les brebis corses ont encore des couleurs très variées allant du beige au gris et au noir ;
après la tonte, nous séparons les couleurs : c’est un travail très long car une même brebis peut avoir plusieurs couleurs ! Il faut donc trier brin par brin. Ce tri nous permet d’obtenir 4 couleurs naturelles sans teinture : écru, beige, gris clair et gris foncé ; ces couleurs exceptionnelles par leur diversité nous servent de « base » : vous les retrouverez aussi bien dans les pulls que dans les tissages ou le feutre.
brebis de M. Emmanuelli, San Lurenzu Nous mélangeons la laine des brebis corses avec de la laine mérinos, plus douce, que l’on trouve aussi en Corse (les brebis mérinos sont élevées pour la viande) : avec la laine corse noire, nous obtenons du gris foncé car la laine mérinos est blanche. |
regard sur la laine |
Par la teinture chimique ou végétale, nous ajoutons à nos couleurs naturelles une palette de couleurs plus vives : |
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notre jardin de plantes tinctoriales |
| Voici les principales plantes que nous utilisons : | ||
appicicamani - garance pour les tons de rouge |
brilluli - réséda pour les dégradés de jaune |
lichens de pierre pour les tons de marron et fauve |
les motifs |
mosaïques et sculptures : la Corse,une longue histoire…
A chaque période de son histoire, la Corse a su assimiler et s’approprier l’art des envahisseurs de l’île en y apportant sa touche originale ; on en retrouve les traces dans de nombreux monuments de l’île, depuis les stantari (menhirs) de la préhistoire jusqu’à l’art baroque. Deux périodes nous concernent en particulier, qui ont laissé des œuvres d’art dont nous utilisons les motifs : la christianisation du 4e siècle a essaimé dans l’île de superbes mosaïques, en particulier à la cathédrale de Mariana (A Canonica) près de Bastia ; et la florissante période d’influence de Pise, du 12è au 14è siècle, a vu la construction de plus de 2000 chapelles romanes. Nous avons puisé à ces sources plusieurs de nos motifs de pulls jacquard, notre système de tricotage sur machines à cartes perforées permettant de recréer les dessins et de leur donner une nouvelle vie ; nous les adaptons nous-même ou avec l’aide précieuse de Toni Casalonga, plasticien à Pigna (Balagna). Voici quelques exemples de ce travail d’adaptation qui permet de faire revivre ces chefs d’œuvre et d’y découvrir des motifs d’une singulière modernité. Le pavement en mosaïque de Mariana (4è siècle) a inspiré les motifs « surgente », « mariana », « acciarinu » et « greca » - greca parce que ce dessin d’origine crétoise était très en vogue à cette époque, on le retrouve sur de nombreuses mosaïques autour de la Méditerranée.
![]() Des églises romanes nous avons choisi les sculptures de l’église de Muratu (12è) pour les pulls «Incantesimu» (enchantement) et « Acellucciu » (petit oiseau), d’un linteau de fenêtre aujourd’hui disparu à cause de la foudre. ![]() Nous avons utilisé le motif de la chapelle d’Aregnu pour le pull du même nom, un petit cabochon sculpté de la chapelle San Quilicu di Cambia pour le pull « Tentazione ». ![]() aregnu Vous pouvez suivre le fil d’Ariane de nos motifs sur la carte ci-dessous. ![]() |
les autres motifs
animali A muvra est le mouflon de Corse, symbole de nos montagnes ; devenu rare à cause de la chasse, il est protégé depuis 1953 ; il est le descendant des brebis arrivées en barque d’Italie (environ 6 000 ) avec les premiers occupants de l’île et retournées à l’état sauvage (marronnage) |
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Capretta et pecura –chèvre et brebis- ont constitué le fondement de l’économie corse depuis des millénaires : elles sont particulièrement bien
adaptées au climat, au relief, à la végétation de la Corse, résistant aussi bien à la sécheresse qu’à l’humidité, et parcourent l’île de la plaine
à la montagne lors de la transhumance – impiaghjera, muntagnera (motif capretta dessinée par Hélène Blasini-Truchon, potière. corsicata.com)
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arburi
Castagnu, le châtaignier, était l’arbre à pain de la Corse : il fournissait la farine, le bois, les pousses pour la vannerie, les chataignes sèches pour l’alimentation des bêtes (motif dessiné par Francette Orsoni-Buisset, conteuse et dessinatrice) |
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Laricciu, pin spécifique particulièrement haut et droit servait déjà dans l’antiquité pour les mâts des bateaux et fournissait la poix pour leur étanchéité : il était l’un des principaux attraits pour les occupants successifs, notamment pour leur marine de guerre |
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Arbitru et alivu – arbousier et olivier- sont des arbres
méditerranéens par excellence : l’olivier fournit l’huile (motif dessiné par Jean-Louis Amara pour l’affiche de la Fiera di l’alivu qui se
tient chaque année en juillet à Montegrossu, en Balagna) |
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L’arbousier a la
particularité de fleurir et fructifier en même temps, à l’automne : il sert pour la confiture et surtout l’eau-de-vie ; ses fleurs donnent
un miel très amer, auquel on attribue des vertus thérapeutiques (motif dessiné par Nanou Morati, apicultrice à Santu Petru di Tenda) |
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paesi
U Salgetu est un village de Castagniccia : notre atelier est construit à la frange de
la commune, qui s’étire du Golu au Monte San Petru.
Le découpage des communes en Corse est l’héritage de la transhumance : chaque communauté de bergers possédait un « territoire » allant de la plaine à la montagne pour pouvoir se déplacer librement avec ses bêtes (exposition). |
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| Nos modèles tricotés |